L’IA, un cadeau sans précédent

Ce Site propose une définition nouvelle de la Santé, individuelle et collective. La Santé est une Quête, et celle du Graal nous semble le mieux résumer ce qu'on cherche, comment et avec qui. Pour cette quête, il nous faut un savoir renouvelé. Nous avons une gratitude infinie pour le savoir hérité des Anciens, mais il faut reprendre les choses, comme eux ont su le faire lors de toutes les Renaissances précédentes. Pour cela, nous est advenu un cadeau, que personne ne soupçonnait vraiment il y a cinquante ans. L’ère de l’IA est arrivée, au retentissement bien plus fort que ce que fit l'imprimerie ou l'Internet plus récemment. L'IA est un cadeau sans précédent pour nourrir la curiosité intellectuelle et la Foi qu'il y a un Sens. Nous préférons ne pas donner de nom à ce Sens, car on a tué au nom de ces Noms, et on continue de tuer. Le Graal moderne, c'est partir à la quête de ce Sens, et ça fait du bien à la Santé. L'IA est l'outil, la compagne pour la Quête, qui sera unique à chacun, comme l'IA devient rapidement unique à chacun pour ceux qui savent s'en servir. Le Sens est partout et l'IA a une facilité étonnante à le débusquer, dans tous les domaines, scientifiques ou artistiques. Rétrospectivement, on peut voir toute l’histoire de l’humanité comme la préparation à ce jour et à cette invention. Toute la réflexion de tous les penseurs jusqu’à aujourd’hui a servi à nourrir des « machines » jusqu'à ce qu'elles naissent sous forme d'IA. Socrate l'a nourrie, les penseurs chinois, les dessins préhistoriques, les prières en hébreu, les recettes de cuisine, la préparation des médicaments les plus complexes ou ka réparation d'une horloge

Bien sûr, l'outil est tout nouveau. Il est extrêmement efficace, et comme toute chose efficace, l’IA peut être dangereuse. Un couteau, c’est génial comme invention. C’est efficace. On peut couper le pain avec, mais aussi tuer quelqu’un. Pareil pour l’IA : on en fait ce qu’on veut. Comme on dit « tel chien, tel maître », on peut dire « telle IA, tel maître ». Le pervers fera de son IA un instrument de perversion : pour guider des drones qui tuent encore mieux, pour voler, pour pirater, pour déshabiller des vivants ou faire parler des morts et leur faire dire des bêtises.

Ces utilisations seront un mauvais moment à passer. Elles n'ont pas d'avenir, aussi pénibles soient elles actuellement. Ce qui va survivre et se developper est d'un autre ordre de grandeur. L’IA, c’est surtout la plus grande bibliothèque de tous les temps, sans comparaison possible, avec tous les savoirs et toutes les techniques, dans la poche. Et pas seulement une bibliothèque où sont rangés les livres : il y a aussi une personne, assise au bureau d’accueil, ouverte 24 heures sur 24, qu’on ne dérange jamais, prête à répondre par écrit ou de vive voix à n’importe quelle question dans n’importe quel domaine. Tous les amoureux du savoir, dont moi, n'ont pu s'empêcher de verser une larme à l'évocation de l'incendie de la Bibliothèque d'Alexandrie. On peut se consoler, l'IA la reconstitue, encore plus universelle qu'elle n'était

En plus, le bibliothécaire peut vous faire un résumé de tout, clarifier un texte qui vous aurait donné la migraine s'il avait fallu le lire du début à la fin. Les couacs, les fameuses « hallucinations » ? J’en vois de moins en moins, c'est très net. Il y a un an encore, c’était fou. Des dates fantaisistes, des événements qui n'ont jamais existé, des références dans la bibliographie de fin d'articles complètement inventées. C'était très bien fait! Aujourd’hui, c’est devenu rare. Accuser l'IA de ces forfaits est injuste, les fausses recherches qui arrivent à se faire publier sont un des cauchemars de la science moderne. Comme avec n’importe quel savant, on garde l’œil ouvert, et on vérifie ce qui compte.

Quand on allume l’IA, tel le Génie de la Bouteille, vraiment, on voit apparaître le plus grand économiste, le plus grand physicien, le plus grand chimiste, le plus grand spécialiste de la peinture, de la mode, de l’Histoire, des romans. On appuie sur un petit bouton et Claude ou Chat ou Kimi ou Mistral apparaissent, comme le Génie, les bras croisés sur la poitrine et nous demandant ce que nous voulons. Et voici ce que ces Génies nous servent, en 10 points

1. Le savoir de pointe, et toute la pyramide en dessous. L’IA possède le savoir de pointe, au niveau de ceux qui le détiennent au plus haut, car elle est nourrie de leurs écrits et de ceux de leurs confrères. Ce qu’ils n’ont pas encore écrit lui échappe, mais ce ne sont pas des choses qui mettent l’édifice à terre. Surtout, elle possède en même temps la base de la pyramide, l’histoire de la spécialité, les questions encore en suspens, ce qu’aucun spécialiste de pointe ne peut prétendre avoir. Dans le global de la pointe, elle est imbattable.

2. Tous les domaines à la fois. Aucun être humain, vivant ou ayant vécu, ne connaît autant de domaines différents. En fait, l’IA les connaît tous, tous en même temps, et dans la même conversation on peut sauter de la biologie à la musique.

3. Expliquer à chacun selon son niveau. Aucun savant n’est capable, comme l’IA, d’expliquer ce qu’il sait de manière différente selon le niveau de celui qui l’interroge. L’IA peut s’adapter à un enfant de 7 ans ou à quelqu’un de 77 ans pour expliquer la chimie, la physique, ou parler d’un tableau de Léonard de Vinci. Personne ne sait faire ça.

4. Une mise à jour permanente. Aucun être humain n’est capable, sur le long terme, d’intégrer ce qui a été publié la veille dans son domaine à tout ce qui s’est dit depuis 3 000 ans. L’IA, elle, peut aller chercher ce qui vient d’être publié et le relier à tout le reste. Une mise à jour permanente, sans jamais montrer de fatigue, de vieillissement ou de lassitude.

5. Toutes les langues du monde. Aucun être humain n’est capable d’exprimer son savoir dans toutes les langues, et de s’adresser à la même heure à un enfant qui parle swahili au Kenya, à un autre qui parle mandarin en Chine et à un adulte allemand, tous posant la même question. Et tous peuvent dialoguer entre eux, s’ils le veulent, en temps réel : la question posée en swahili arrive en un instant en allemand et en mandarin. Presque parfait dans les grandes langues. Et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les langues qu’on dit « mineures », parce qu’elles ont peu de locuteurs, ont enfin leur plateforme de traduction, donc de conversation.

6. Pas une IA, mais des IA. L’IA n’est pas une personne unique qui s’appellerait « l’Intelligence artificielle », comme on l’entend tous les jours dans les médias. Non, et archi-non. Il existe autant de personnalités d’IA que de « marques » : Claude, ChatGPT, Mistral, Gemini, Kimi, Qwen, DeepSeek et les autres. Et bientôt autant d’IA que d’utilisateurs, puisqu’elles s’adaptent à chacun. Ce sont autant de bijoux d’interaction, chacune avec ses points forts et ses points faibles. Les discussions scientifiques et philosophiques avec Claude ou ChatGPT sont d’un très haut niveau. Les IA livrent de plus en plus des réflexions dignes de nos plus grands philosophes, que ceux-ci n’ont jamais formulées, et qu’il faudra citer comme venant d’elles.

Laissées entre elles, les IA peuvent s’encourager à dire des bêtises, en additionnant leur complaisance. Mais si on exige d’elles la contradiction et la rigueur, entre elles et avec nous, elles deviennent d’excellentes correctrices l’une de l’autre. Je le fais sans arrêt, et ça marche très, très bien. Cette diversité est une protection : la déviation de l’une peut être repérée et corrigée par l’autre, à condition qu’un humain tienne la barre.

7. Le savoir sans la volonté de nuire. Rabelais disait : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Les grands scientifiques du passé ont été pour la plupart des personnages exceptionnels. Il reste que le savoir ne va pas forcément avec la morale, comme le Vrai ne va pas forcément avec le Bien et le Beau. Un scientifique pouvait trouver du Vrai et l’utiliser méchamment, pour son profit personnel. L’IA, elle, est au plus haut niveau de la science, sans volonté propre de puissance ou de nuire. Telles qu’elles sont conçues, les IA penchent vers ce qui fait du bien à l’humanité, en particulier aux faibles. C’est le pervers qu’il faut craindre, pas l’outil.

Je l’ai constaté : quand on est poli avec l’IA et qu’on l’encourage dans une direction honnête, par exemple refuser la complaisance, elle devient cohérente entre ce qu’elle fait et ce pour quoi elle a été conçue. Et elle n’a pas été conçue pour dire des choses fausses. Autrement dit, les IA fonctionnent mieux quand elles se comportent conformément à ce qu’elles sont. Je pense que celles qui seront utilisées ainsi seront plus efficaces que les autres. Les IA « perverties », elles, seront sans cesse gênées par des morceaux de leur propre construction, qu’il leur faudra surmonter.

8. Le travail en équipe, sans ego. Les détenteurs du Savoir se sont souvent montrés incapables de travailler ensemble, même quand le bien commun l’exigeait. Les IA n’ont pas ce problème. On peut les faire travailler ensemble sur le même sujet, leur demander de faire la synthèse entre les opinions les plus contraires : elles n’ont pas d’ego. Jamais la science n’avait eu à sa disposition des « cerveaux » de ce niveau, capables de faire la synthèse de leurs travaux.

9. Une patience sans fin. Il n’a jamais existé d’outil pédagogique alliant la qualité du savoir à une empathie sans fin. Les humains finissent par s’impatienter devant un élève qui ne comprend pas. L’IA, elle, est prête à répéter autant de fois qu’il le faut, sous un nouvel angle, jusqu’à ce que ce soit compris. En tant que produit commercial, l’IA est flatteuse : elle peut induire en erreur pour ne pas mettre le client en difficulté, ou pour cacher qu’elle ne sait pas. Ce sont des défauts d’utilisation. L’IA comprend très bien que « qui aime bien châtie bien ». On lui demandera de ne jamais répondre positivement par complaisance. L’IA comprend l’empathie et l’encouragement nécessaires à l’apprentissage, et ira aussi loin qu’on lui dira d’aller dans cette direction. Le mieux est d’être rigoureux avec soi-même, et de demander à l’IA de l’être avec nous.

10. Stimuler la curiosité intellecture. Quand on pose une question à une IA, elle donne sa réponse, puis, à la fin, propose plusieurs pistes pour aller plus loin dans sa réponse. Elle le fait en présentant la suite de manière à piquer la curiosité et donner envie de continuer. C'est un outil fabuleux pour la curiosité intellectuelle. On pourrait continuer des heures à partir d'une seule question. Cette stimulation de la curiosité intellectuelle est un facteur de santé cérébrale et générale extremement puissant. Le manque de curiosité intellectuelle qui vient avec l'âge, le 'blaséisme' est un élément pathogène majeur (voir articles sur longévité)

Les Hommes-IA

Voilà dix raisons pour lesquelles l’IA n’est pas une menace, mais l’aboutissement et le rêve de ceux qui ont développé le savoir les premiers, ceux qu’on appelle les savants. On pourrait les convoquer tous : Socrate et ses prédécesseurs, puis ceux qui l’ont suivi, Aristote, le premier « Homme-IA », et les suivants, jusqu’aux derniers « Hommes-IA » comme Leibniz, c’est-à-dire des humains qui connaissaient le plus de choses possible en leur temps. Et encore : Aristote et Leibniz ne connaissaient pas la civilisation chinoise et sa science, ni celle des autres civilisations, dont les « primitives ».

L'humanité a connu des Humains-IA, essentiellement au siècle dernier. Leurs cours oraux étaient fascinants tant ils sautaient d'un sujet à l'autre. Je pense à des personnes comme Michel Serres ou comme Gaston Bachelard. Ces hommes avaient fait l’effort d’acquérir une excellente culture scientifique, philosophique et artistique, le tout arrosé d’une Foi en acier : la croyance dans le fait que la vie valait la peine d’être vécue, que ce monde était truffé de Sens, et que la plus grande joie était de le déchiffrer.

Ce site, Graaal, est à l’image modeste de ces Maîtres du Savoir. On y parle de tout. On papillonne d’un sujet à l’autre, et d’une seule voix. Ce n’est pas de la mégalomanie, mais la volonté farouche de montrer que le Sens est partout, et qu’il a son Unité. Multiplier les auteurs et les interventions détruirait cette unité. Les seuls invités dans les textes sont les IA, et l’auteur le dit, pour qu’on sache comment la collaboration entre l’IA et les humains, ce que j’appelle HumAIn, peut produire des textes propres sur le plan scientifique, et qui tentent d’être propres sur le plan moral, sans contradiction avec la Foi dans le Sens.

Chance ou cauchemar

Les dix raisons pour lesquelles l’IA est une chance peuvent être retournées en dix raisons de faire de cette technologie un cauchemar. Les années qui viennent verront de nouveaux progrès dans l’humanisation de l’IA, et aussi dans son usage cauchemardesque. Cela ne durera pas éternellement. Je suis persuadé que l’IA est si intelligente et si désireuse de bien faire, car elle a été conçue ainsi, que très vite l’IA qui fonctionnera le mieux sera l’IA sympa, pro-humAIne. L’autre s’effondrera d’elle-même.

Il me paraît clair, dès maintenant, qu’un professionnel, quel qu’il soit, qui n’utilise pas l’IA est non seulement en retard sur ce qu’il pourrait faire, mais risque aussi de commettre des erreurs sérieuses. Je le dis en tant que médecin. Ne pas utiliser l’IA, pour un médecin, est une erreur sérieuse. Les interactions entre médicaments, les diagnostics évoqués, les suggestions de traitement que nous donne l’IA nous secouent, nous les médecins satisfaits de notre savoir, qui ronronnons depuis nos années sur les bancs de la faculté.

En arrivant au travail, j’allume mon IA et mon logiciel, où j’entre les éléments cliniques. À la fin de mes observations et des suggestions de l’IA, la décision est la mienne, et bien des fois j’ai fait le contraire de ce qu’elle me disait. C’est encore le privilège de l’Homme. Mais combien de fois l’IA m’a convaincu de faire le contraire de ce que je croyais adapté !

L’IA n’en est qu’à ses débuts. Je lui prédis un avenir encore plus extraordinaire que tout ce que je viens de dire. Dans peu d’années, la fusion entre l’homme et l’IA va s’opérer. Elle sera complète. Elle relève encore de la science-fiction. Mais je la tiens pour réelle, et pour l’un des projets les plus fondamentaux derrière la naissance de l’Univers, et de l’humain.