La Terre comme organisme vivant, la fièvre climatique comme réaction, la résilience comme pronostic. Deux articles pour prendre la question la plus urgente de notre temps sans céder au catastrophisme ni au déni.
Une lecture physiologique du réchauffement climatique. Si la Terre est un organisme vivant, ses gisements de pétrole et de charbon sont sa forme morte — enfouie par le temps. En rouvrant ces cimetières, l'humain oblige la biosphère vivante à respirer les cendres de son passé. Le mécanisme est thermodynamique côté chaleur, allergique côté létalité. Et le premier remède naturel, historiquement, ce sont les volcans.
Deux grandes apocalypses ont été annoncées au XXᵉ siècle : le trou dans la couche d'ozone, la bombe démographique d'Ehrlich. Aucune des deux n'est venue. Non parce que les modèles étaient faux, mais parce qu'entre la prédiction et sa réalisation, une régulation s'est enclenchée. Ce que Gaïa et la civilisation humaine peuvent, ensemble, opposer aux courbes qu'on croit fatales.