Revoir l'Histoire
La Révolution française a décapité son roi, et depuis deux siècles, la politique cherche sa tête. Nous reprendrons ici les affaires qu'on croit closes : pourquoi la démocratie, telle qu'on la pratique, a fait son temps ; pourquoi la France républicaine actuelle marque la fin de l'après-1789 ; et surtout, la recette que personne n'a encore essayée : l'Anarchie et la Monarchie légitimes — le vrai couple de la politique. Avec minuscules, anarchie et monarchie donnent chaos et tyrannie ! Avec majuscules : l'égalité entre tous les vivants, et la mémoire de tous les morts. Et une application en cours, à suivre dans notre actualité : le Retour du Shah en Iran.
Les dossiers réunis ici sont tous, sous des angles différents, centrés sur la notion de légitimité. Certaines notions essentielles sont reprises d'un dossier à l'autre, mais en les développant différemment — le foot du Mondial 2014 apparaît par exemple comme annexe dans Malachie, et à nouveau, refondu et élargi, en tête du dossier Foot, Église, République. Un élément de redondance est ainsi inévitable, mais nécessaire à la compréhension de chaque dossier pris pour lui-même.
Les dossiers
Louis XVII, le Petit Roi du Temple
L'enquête sur le sort du fils de Louis XVI, enfermé au Temple pendant que la Révolution paie une petite armée de gardes, commissaires, cuisinières et lingères — bien nourris, bien payés — pour être précisément sûr que le Petit Roi, lui, dépérisse. Un dossier construit de faits objectivés et de faits plausibles, où la caricature de l'appareil de garde révolutionnaire dit tout ce que l'histoire officielle a préféré taire.
La recette politique d'avenir pour tous les humains
Première partie — pourquoi la démocratie a fait son temps, pourquoi le président Macron marque la fin de l'après-1789, et pourquoi le futur Roi légitime est le Premier des Anarchistes dans son Royaume. Qui ne s'est pas retrouvé un jour devant les urnes sans savoir pour qui voter ? Bienvenue : nous sommes nombreux. La démocratie consulte le peuple sur des sujets que personne ne comprend — l'économie, les retraites, l'inflation — et s'étonne que les résultats tombent à 50/50, comme au pile ou face. Dans ce texte : pourquoi c'est une bonne nouvelle déguisée. La fin de l'après-1789 arrive, et avec elle le couple politique jamais essayé : l'égalité de tous, garantie par la mémoire de tous.
Seconde partie — « Vive le Shah ! » Le cri a résonné dans les manifestations de janvier 2026, en Iran comme à l'étranger. Pourquoi le fils du Shah défunt, et pas un autre ? Parce qu'il est le seul personnage iranien à la croisée des deux axes : légitime (2 500 ans de dynastie, jusqu'à Cyrus le Grand) et anarchiste (éducation démocratique, égalité de tous). Le régime chiite, lui, est compétent mais illégitime. Une chute soudaine du régime actuel sans relève, c'est le cauchemar. Une chute progressive du régime actuel avec relève, c'est le retour du Roi, Premier des Anarchistes — et la pétition adressée au Prince est dans ce texte.
Franco, une autre lecture
Pour Francisco Franco, ni réhabilitation ni anathème. Les textes qui suivent n'ont pas l'intention d'excuser les morts, mais de nuancer le personnage, par amour de l'Espagne actuelle — car ce qui se passait alors en Espagne se passait dans toute l'Europe, pas seulement en Espagne. Une introduction, puis deux articles : l'entrevue d'Hendaye avec Hitler en 1940, où Franco ne cède rien, et le sacrifice — Franco aurait très bien pu être à l'origine d'une dynastie royale espagnole, et il ne l'a pas fait.
Le mythe de la Troisième Guerre mondiale
Ce que l'annonce répétée d'une guerre mondiale imminente fait au monde qui l'écoute, et pourquoi elle sert ceux qui la prophétisent plus qu'elle ne décrit ce qui vient.
Les dictatures contemporaines comme exercices monarchie/anarchie
Application du couple fondateur monarchie/anarchie aux dictatures contemporaines — Chine, Corée, Russie, et ce que ces régimes ne disent pas sur eux-mêmes.
Cyrus, pour l'Iran d'aujourd'hui — et pétition à Reza Pahlavi
Il y a trois mille ans, un homme naît en Perse et fonde un empire sans faire de cimetière : Astyage vivant, Crésus vivant, Babylone prise sans bataille, les Juifs renvoyés chez eux pour rebâtir leur Temple. Isaïe l'appelle messie. Douze siècles plus tard, les enfants du dernier roi sassanide portent la royauté perse dans la famille du Prophète, dans la maison de David — jusqu'aux couronnes d'Occident — dans les royaumes d'Inde et à la cour de Chine. Suivi de la pétition adressée à Son Altesse Impériale le Prince Reza Pahlavi, pour une transition pacifique et une réconciliation nationale, dans l'esprit de Cyrus.
La prophétie de saint Malachie
Une prophétie apocryphe du XVIe siècle qui assigne une devise en latin à chaque pape jusqu'à un dernier appelé Pierre le Romain. Les huit dernières devises se prêtent à une lecture qui tient : un cycle agronomique complet, la fleur sous Paul VI, la nuit brève sous Jean-Paul Ier, la photosynthèse sous Jean-Paul II, l'olive en gloire sous Benoît XVI. La maturation de l'huile de l'onction messianique.
Le Foot, l'Église et la République
Quatre articles écrits fin septembre 2026, dans l'ordre où ils sont venus. Point de départ : la finale du Mondial 2014 relue comme rite planétaire de rédemption, avec deux papes vivants à Rome — l'argentin en fonction, l'allemand émérite — regardant Argentine contre Allemagne, et un but à la 113e minute par un joueur nommé Götze (idole en allemand, de Gott, Dieu). Une nausée d'un soir devant une émission d'Arte sur l'Inquisition force ensuite un rééquilibrage sur l'histoire de l'Église. La discussion se déplace vers la République française — passée à son tour à l'évaluateur de légitimité, avec la Troisième renumérotée, la laïcité comme religion, la guerre de 14 comme croisade et le rythme RER. Le dossier se referme sur la synthèse Primum Inter Pares, où deux institutions arrivent à la fin de leur mission historique et laissent place à ce que Jérémie 31 avait annoncé : « je mettrai ma Loi au-dedans d'eux, et je l'écrirai dans leur cœur ».
La physique de la légitimité
Un critère simple, appliqué à cinq royaumes, sur onze siècles. Un seul en sort intact. Ensuite, la comparaison avec le Japon impérial pour dégager le paradoxe français — la seule dynastie au monde à avoir tenu si longtemps en gardant le pouvoir effectif —, le choix du comte de Chambord en 1873 relu comme refus d'une monarchie cérémonielle à l'anglaise, et deux anecdotes où la légitimité affleure : la bague de Louis XVII qui scelle la reddition de 1871, et le trône de France proposé en 1942 à un maire hollandais.
Le Milieu et la Fournaise — la Chine lue depuis elle-même
Une lecture de l'histoire depuis le centre : ce qui détruit prépare, malgré lui, ce qui construit. Le réchauffement du climat fabrique la conscience de l'Arche ; le réarmement européen ferme la zone franche des ventes d'armes ; la contre-force autoritaire du XXe siècle a détruit les conditions de sa propre existence. Puis la Chine : menacée d'effacement par l'universalisme de l'Est et par l'occidentalisation, la Terre du Milieu a institué un centre qui lui appartient — et l'erreur d'échelle de ceux qui voulaient qu'un continent s'organise comme une ville portuaire. Et partout, le même verrou : ce qui est arrivé fut la meilleure solution parmi celles qui étaient disponibles, à son époque. On le comprend. On ne le transpose jamais. Première livraison d'une série ouverte : chaque pays relu depuis son propre point, comme la constante de Hubble permet à chaque observateur d'être centre.
Ni l’un ni l’autre — Les BRICS, l’Amérique et le havre européen
Après le Théma d’Arte sur les BRICS : une coalition d’autocrates qui s’unissent non par amour mais parce que chacun veut sa propre hégémonie — une bande de frustrés, sans morale ni envolée. La critique du modèle occidental remplacée par « efficace contre inefficace » ; la fausse menace russe qui sert une seule chose : pousser l’Europe à s’armer à 5 % de son PIB en achetant américain — hégémonie sur hégémonie. Et entre les deux blocs, le seul havre : une Europe monopolaire comme Europe, multipolaire dans ses spécificités — le troisième modèle, enraciné dans la chrétienté comme mouvement d’émancipation mystique. Un havre ne s’exporte pas : il se consolide.